Me voici de retour pour la suite de mon petit séjour à Dijon. Aujourd’hui, je vais vous parler de l’un des plus important monument de la ville : Le Palais des Ducs et des états de Bourgogne.
Au départ, le palais n’était qu’un simple château ducal. C’est seulement à partir du 14ème siècle sous le règne de Philippe II de Bourgogne, dit Philippe le Hardi, que la palais a commencé à se reconstruire. Ses successeurs Jean Ier (Jean sans peur) et Philippe III (Philippe Le Bon) y apporteront aussi au fil du temps des transformations.
Il est composé de plusieurs parties dont la plus ancienne est la Tour neuve, renommée un peu plus tard la Tour de Bar.
Mais le véritable palais digne de ce nom, c’est surtout à Philippe le Bon qu’on le doit. Celui-ci souhaitait venir s’y retirer dans ses vieux jours. Il y fera construire un véritable logis ducal, avec aussi des cuisines et une grande salle pour festoyer. Il fera aussi élever une tour de 46 mètre de haut. Initialement appelée tour de la terrasse, et devenue tour Philippe le Bon, elle domine encore aujourd’hui la ville de Dijon.

La Palais des ducs et la Tour Philippe le Bon

La Palais des ducs et la Tour Philippe le Bon
Aujourd’hui, tous ces bâtiments accueillent la Mairie de Dijon, le Musée et l’école des Beaux-Arts, les Archives municipales et l’Office de tourisme.
Pour commencer, je vous propose de prendre un peu de hauteur pour observer les toits de Dijon depuis le haut de la tour Philippe le Bon. En effet, la tour se visite !
Pour cela il suffit de faire la réservation à l’Office de tourisme. La visite se fait avec un guide et par petit groupe de 18 personnes maxi.

La Palais des ducs et la Tour Philippe le Bon
Alors bien sur, 46 mètres de haut vous allez me dire ça doit faire quelques marches à monter ?… Et bien oui ! 316 marches exactement ! Je n’ai pas vérifier mais je fais confiance à la guide 🙂
Mais rassurez-vous, les marches ont été très bien conçues ! En effet, la tour était principalement utilisé par les nobles et donc pour ne pas trop épuiser Mesdames les Duchesses, les marches ne sont pas très hautes et la montée se fait donc très facilement.
De plus, la guide fait quelques haltes à différent niveaux pour expliquer un peu l’histoire de la tour.
Ainsi on apprend des le premier arrêt qu’elle a été construite sur l’ancien castrum Gallo-Romain, dont on peut même apercevoir un vestige de rempart. On apprend aussi que la tour telle qu’on peut la voir n’a subit aucune modification. Mis à part des travaux d’entretien pour assurer la sécurité, la réfection de quelques marches et un enduit sur les murs, tout est d’origine. A savoir, des années 1460.
Toutes les portes que l’on voit aux différents étages communiquent avec le palais.
Au fur à mesure de la montée, on voit apparaitre diverses sculptures dont la guide se charge de nous expliquer leur signification.
Et puis une fois arrivé tout en haut, on oublie vite les 316 marches ! La vue panoramique sur la ville est vraiment exceptionnelle ! En plus j’ai eu de la chance, ce jour là il faisait beau 🙂
Ainsi on peut voir la cathédrale Notre-Dame de Dijon, la cathédrale Saint Bénigne, le théâtre, l’église Saint Philibert… mais aussi juste en contrebas, on a une vue magnifique sur la Place de la Libération, anciennement nommée Place Royale.
Et bien sur, on aperçoit aussi ça et là des toits colorés avec les tuiles vernissées de Bourgogne. Il y a notamment le toit de l’Hôtel de Vogà¼e.
On note aussi la présence des gargouilles de la tour de guet qui semble surveiller la ville !

Place de la Libération

Hôtel Vogà¼e
Malheureusement, toutes les bonnes choses ont une fin et déjà il faut penser à redescendre ! Dommage ! J’aurais bien pris plus de temps à étudier la vue avec la table d’orientation présente au sommet.
Après cette visite, j’ai été au Musée des Beaux-Arts. L’entrée y est gratuite, et c’est plutôt rare alors j’en ai profité ! Par contre je suis arrivé juste avant la fermeture de la partie moderne qui est actuellement en travaux, que je n’ai donc pas pu voir. Ou il aurait fallu que je revienne dans l’après midi. Tant pis, j’ai déjà fait ce qui était ouvert, ça m’a bien occupé.
Même avec mon plan, j’ai eu du mal à me repérer tellement il y a de salles et de collections. Mais si il y a une salle que l’on ne peut pas louper, c’est La Grande salle dont je vous parlais au début de mon article. Initialement cette salle était réservé pour les cérémonies et banquets. Il faut dire qu’elle pouvait accueillir bien du monde avec ses 18 mètres de long, 9 mètres de large et 9 mètres de hauteur de plafond ! Une tribune est présente d’un coté de la salle et était utilisé par les musiciens. De l’autre coté, on ne peut pas manquer non plus l’imposante cheminée ! Le fenêtres de la salle donnent sur le petit square des Ducs à l’arrière du Palais.
Aujourd’hui, cette salle fait office de Panthéon et expose deux tombeaux des Ducs de Bourgogne : Le tombeau de Philippe le Hardi (1342-1404), et celui de son fils Jean sans Peur (1371-1419) et son épouse Marguerite de Bavière (1363-1423).
Les tombeaux sont richement décorés des attributs de la chevalerie et du pouvoir. Le gisant repose sur une énorme dalle de marbre noir porté par un cortège de 41 pleurants tous différents.

Square des Ducs
Un peu plus loin on tombe sur le portrait des quatre Ducs de Bourgogne, avec : (de gauche à droite)
en haut : Philippe II le Hardi (1342-1404) et Jean Ier sans Peur (1371-1419) son fils ainé
en bas : Philippe III le Bon (1396-1467) fils unique de Jean sans Peur, et Charles le Téméraire (1433-1477) troisième fils de Philippe III

Les Ducs de Bourgogne
Si il y a une salle qui m’a aussi intéressé, c’est la salle des armes et armures. J’ai toujours été fasciné par toutes ces armes et chevaliers de l’époque.
Voilà pour ce qui est du musée ou plutôt d’une partie du musée !
L’entrée du musée (et la sortie) se fait dans la cour de Bar. C’est ici que l’on trouve un accès à la Tour de Bar (les anciens appartements des Ducs). Et l’on y trouve aussi les cuisines ducales construites par Philippe le Bon en 1433. A l’image de la Grande salle, les cuisines sont aussi très impressionnante ! C’est en fait une grande pièce carré de 12 mètres de coté, dont trois faces sont d’immenses cheminées double. Les murs en ogive et la clé de voute ajouré permettent l’évacuation des fumées. Le dernier coté de la salle est lui doté de très larges fenêtres qui éclairent la cuisine.
- Accès à la Tour de Bar
- Les cuisines ducales
- Les cuisines ducales
- Les cuisines ducales
Et pour terminer, un passage permet de sortir de l’enceinte du Palais pour rejoindre la ville et le petit square des Ducs, ou l’on peut voir une statue de Philippe le Bon au pied de sa tour.
Et voilà , la visite du Palais touche à sa fin, tout comme mon séjour ! Cet article est un peu long, mais je n’ai pas voulu le couper vu que tout se trouve au même endroit ! J’espère qu’il vous aura plu et peut-être vous donnera envie de vous rendre à Dijon pour en savoir plus.
En tout cas pour ma part, j’ai bien aimé visiter la ville, et j’ai été très agréablement surpris ! Même si bien entendu trois jours ça fait un peu court pour tout voir en détail tellement il y a de choses à voir. J’avais d’ailleurs relevé d’autres lieux à visiter mais je n’en ai pas eu le temps. Ce sera certainement pour une prochaine fois ! 🙂
Si vous avez loupé les précédents épisodes, vous pouvez les retrouver ici :
Visite de Dijon : suivez la chouette
Les parcs et jardins de Dijon
Vous pouvez aussi voir une petite série de photo que j’ai réalisé au Parc de la Colombière : Lost in the wood
Et bien sur, vous pouvez aussi retrouver l‘interview de Céline qui présentait sa première exposition photos
Pour plus d’informations sur la ville et les visites possible, je vous conseille d’aller à l’Office de TourismeDe nombreuses visites de la ville y sont proposées dont celle de la Tour Philippe le BonRetrouvez aussi toutes les infos sur le musée des Beaux-Arts (collections, horaires, tarifs…) sur le site officiel : www.mba.dijon.fr
Et pour terminer, voici un petit plan ou je vous ai marqués quelques lieux que j’ai visiter (cliquez sur les marqueurs pour y voir une photo du lieu, une description, ou encore un lien) 🙂
10 Comments
J’aime les gargouilles, les toits aux tuiles vernissées et merci pour le lion malpoli qui tire la langue au pied du sarcophage.
Ah je me doutais bien que quelqu’un régirait à cette photo du lion 🙂
Je découvre,grâce à toi,une bien jolie ville….Et ces bâtiments superbes sont très bien conservés! Merci pour cette balade culturelle 🙂
Une bien jolie ville à visiter en effet 🙂
bravo pour cet article et pour vos magnifiques photos!!
Merci beaucoup 🙂
Ohhhh le toit de l’hotel: superbe.
Et idem pour les armures; c’est impressionnant. Dire qu’ils portaient et combataient avec ca! Ils etaient costauds.
Merci bcp pour la visite tres detaillee 🙂
Oui c’est vrai qu’il fallait à mon avis avoir de bonnes épaules pour porter ces armures 🙂
Content que tu ai apprécié la visite !
La salle des Tombeaux est sans conteste ma préférée du musée, et j’aime toujours aller jeter un œil aux hallebardes et aux épées!
Si ça te tente, le Puits de Moïse est aussi une œuvre très intéressante à aller voir, et qui complète bien le musée des Beaux-Arts.
C’est vrai que cette salle m’a bien plu aussi. J’y suis resté un bon moment !
Oui justement le puits de Moïse fait partie des choses que j’avais prévu d’aller voir… j’en ai vu une reproduction au Musée !
J’aurais bien fait aussi la promenade de l’Ouche ainsi qu’une balade le long du canal.
Merci pour ton article sur la tour Philippe le Bon. Il m’a permis d’avoir déjà une idée de visite avant mon départ 🙂